des Sciences & des beaux Arts. 33Y
rentes ceintures nébuleuses, qu’il
croyoit comme suſpenduës à une
distance conſiderable de cet astre.
Plutarque rapporte que du tems de
Céſar la lumiére du ſoleil parut com¬
me éteinte; cet aſtre ayant demeu¬
ré pâle, & ſans preſque aucune cha¬
leur, pendant un an entier: ce que
même le Poëte Virgile chante dans
le ſecond livre de ſes Georgiques
en ces termes:
Ille etiam extincto miſeratus Cœſare
Romam
Tum caput obſcura nitidum ferrugine
texit,
Impiaque eternam timuerunt ſæcula
noctem.
Irene rapporte, après Zonaras,
que le ſoleil fut autrefois dixſept
jours conſécutifs ſans répandre ſa lu¬
miere, par un amas de nuages ſom¬
bres qui couvroit ſon diſque. Et du
tems de l’Empereur Juſtinien le ſo¬
leil en fut encore obſcurci pendant
la plus grande partie de l’année, quoi¬
que d’ailleurs le Ciel fut fort ſerain;
ſa lumiere égalant alors à peine celle
de la lune, au raport de Patrice liv.
Février 1716.
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