202  Mémoires  pour  l’Hifloire
de  la  famille  de  Chant ,  fur  tout  dans rJEgypticnn.e  &  la  Libyenne,  femet fouvent  au  commencement  de  fou- vent  à  la  fin  des  mots.  Le  nom  grec de  Neptune ,  comme  M.  le  Clerc  l’a fait  voir  ,  fignifie  à  peu  près  la  mê¬ me  chofie  que  Pcfatan.  Car  pofeidon fignifie  proprement  celui  qui  bnfe les  navires.  Je  ne  difpute  point  à Mr.  le  Clerc  qu'il  n’y  ait  eu  un  Ai- donce  Roid’Epire,  qui  vivoit  à  peu près  du  tems  de  Theiee  :  ce  qui  ne le  rend  pas  propre  à  être  pris  pour Pluton.il  faifoit  travailler  à  des  mi¬ nes,  &  je  conviensavec  Mr.  le  Clerc qu’on  a  embelli  la  fable  de  Pluton de  plufieurs  circonlbnccs  tirées  de rhiltoirede  cet  Aidonée.
La  feule  refTemblance  des  myf- teres  de  Cerés  avec  les  myfteres  de Samothrace  &  d’Ilis  ,  fait  voir  que Cerès  n’étoit  point  une  Reyne  de Sicile  ;  mais  fen  ay  encore  d’autres preuves.  Pour  ce  qui  regarde  les trois  frères  maîtres  du  monde  ,  je  ne doute  pas  que  les  peuples  ,  ayant appris  par  une  tradition  confufe que  les  trois  enfans  de  Noëavoient partagé  la  terre ,  n’ayent  imaginé
